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Être officiel, c’est quoi? (Bonnes fêtes à tous)

Être officiel, outre les entraînements et tests théoriques, c’est passer ses soirées à lire sur les groupes et forums, relire les règles tous les deux ou trois mois, se renseigner, répondre à des questions, en poser plein d’autres, parce qu’on a besoin de comprendre. C’est avoir un agenda booké pour les trois mois à venir. C’est préparer un match ou un tournoi entre deux à six mois à l’avance. Préparer un match, ça passe par des formulaires, du recrutement, de la sélection (s’il y a de quoi sélectionner), un forcing pour le recrutement, un re-forcing pour le recrutement, un processus de composition de crews les plus optimales possibles, afin d’avoir un nombre minimal d’officiels dont l’expérience, les positions et l’état d’esprit collent, histoire que l’évènement se déroule dans des conditions correctes. C’est, également avant match, vérifier auprès de l’équipe hôte que tout est prêt et à disposition (medics, track, matériel, rétroprojecteur, etc.); recueillir les données nécessaires auprès de chaque équipe afin de préparer ces données pour les crews d’officiels, ainsi que préremplir les stats, pour les imprimer, qu’elles soient fin prêtes pour l’évènement (souvent, avec sa propre imprimante). Les stats, ce sont ces feuilles qui, après match, servent aux équipes à connaître la moyenne des fautes, le score dans le détail, le lineup, et calculer des probabilités, c’est donc un atout super utile et assez unique qu’offre ce sport.

C’est effectuer de nombreux déplacements (à 98% à ses propres frais), trois samedis sur quatre, quatre dimanches sur cinq. Se dire qu’on aurait peut-être quand même dû accepter cet évènement le quatrième samedi, les pauvres ils manquent d’officiels – mais pfiou, on est crevé. Arriver deux heures à l’avance au minimum, pour vérifier que tout est prêt et faire les meetings. Rencontrer tellement de gens chouettes qu’on ne sait plus qui. Arbitrer parfois six matches sur un week-end, voire plus, sans pause, parce qu’on manque éventuellement aussi d’officiels. Sept paires d’yeux pour observer, entre autres, vingt bras, vingt jambes, vingt patins, dix têtes, dix dos, dix hanches et les distances entre celles-ci, 117 mètres de limites. Gérer le temps, répertorier les fautes, les joueurs, les points. De temps à autre, c’est gérer le moral des équipes, voire des coaches, parfois celui des officiels eux-mêmes; gérer des tensions, des situations impromptues, des trucs de ouf, on aime ça, dépasser sa zone de confort et essayer de rester calme en toutes circonstances.

Très rarement (dans le derby du moins), c’est se faire huer, parfois se faire applaudir, et la plupart du temps être grâcieusement remercié à la fin.

C’est, en rentrant, poser de nouvelles questions, parce qu’on n’est pas sûr d’avoir fait ce qu’il fallait, répondre à d’autres; on a besoin de comprendre encore mieux, plus. Passer plusieurs soirées d’après-match à remplir les stats sur des dizaines de fichiers excel rébarbatifs pour les envoyer aux équipes. Se féliciter d’avoir réagi efficacement sur certaines actions, se rappeler la complicité avec tel ou tel officiel, ou parfois avec un joueur qui sait qu’il a commis une faute et va en box avec le sourire. Culpabiliser pendant trois jours sur d’autres actions, ou des erreurs éventuelles, puis se dire qu’on fera mieux la fois suivante, vivement le week-end prochain.

Tout ça, on le fait par pure passion – on ne sait pas pourquoi, on est juste un peu fous et ce sport est inouï.

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Le game history (2015)

Capture d’écran 2014-05-19 à 22.25.52En tant qu’arbitre ou NSO, il est un document qu’il convient de tenir régulièrement à jour sous peine d’être vite dépassé: le cv d’officiel, ou « game history ». C’est, l’air de rien, un élément qui vous aidera réellement à être sélectionné sur certains matches car lors de la sélection, la lecture est plus facile parce qu’habituée à un certain format (Imaginez vous, CHR ou THNSO, face à 50 fichiers excel formatés différemment…). Le tenir à jour montrera également votre sérieux et votre motivation. Un canevas est disponible sur le site de la WFTDA, il suffit d’en faire une copie dans son google drive. En titre, mettre: Votrenom Dederby – Game History.

N’oubliez pas changer ses paramètres (privé/public) avant de le partager.

Le truc, c’est que, malgré les instructions, il n’est pas forcément évident à remplir; j’ai de mon côté pris la liberté d’aller poser des questions aux plus expérimentés.

Les schémas valant mieux que de longs discours, j’ai créé un exemple de remplissage ici.

Ce document est composé de plusieurs onglets:

  • Le premier comporte des instructions de conversion pour passer de l’ancien canevas de CV au nouveau canevas de CV. Vous pouvez le supprimer
  • Le second comporte les instructions de remplissage, il ne doit pas être modifié; vous pouvez par contre modifier l’ordre des onglets pour le placer en dernier.
  • Le troisième onglet, « Summary » , relève les statistiques des éléments insérés dans le quatrième onglet. Vous pouvez éditer certaines cellules du tout premier cadre.Si nécessaire, remplissez également les cadre « WFTDA Officiating Clinics attended » et « MRDA Officiating Clinics attended »Ne touchez pas aux autres cadres.
  • Le quatrième onglet constitue votre « cv WFTDA/MRDA »
  • Le cinquième onglet relève les statistiques annuelles par poste que vous avez occupé; il ne faut pas y toucher
  • Le sixième onglet relève les statistiques de l’historique que vous aurez rempli dans le septième onglet. Ne touchez donc pas à ce sixième onglet.
  • Le septième onglet reprend les éléments autres que WFTDA.

Une petite clarification s’impose quant aux termes utilisés en Europe: le terme « scrimmage », est souvent utilisé à tort pour désigner les matchs ne comptant pas pour le ranking: un « scrimmage » ne compte pas pour le ranking, certes, mais c’est un entraînement, un exercice, composé de jams d’entraînements et ça ne sera en général pas public. Les officiels peuvent y changer de position à tout moment pour s’entraîner, les équipes et les arbitres peuvent y faire des timeouts quand ils le souhaitent, il n’y a pas de roster officiel, les stats sont aléatoires, le nombre de NSOs n’est pas réglementaire…

Un évènement qui ne respecte pas tous ces points ne peut pas être ajouté au CV, tout au moins à la partie « Game history ». Un évènement qui respecte tous ces points est considéré comme un match (comptant pour le ranking ou pas) et peut donc être ajouté au CV.

Si vous avez peu d’expérience, vous pouvez néanmoins ajouter les scrimmages (entraînements) dans l’onglet « Other history », cela permettra de jauger vos entraînements. Notez alors « Scrimmage » dans la colonne N (Notes) et indiquez les circonstances.

Onglet « Summary

1. Données personnelles

  • Official’s Legal Name: vos nom  et prénom légaux
  • Official’s Derby Name: votre nom de derby
  • Affiliated League: nom de votre ligue
  • Insurance #: votre numéro d’assurance. Vous pouvez y mettre « private », votre numéro d’affiliation FFRS ou FBFP.
  • Provider: le nom de votre assureur. Vous pouvez y mettre « private », FFRS ou FBFP
  • Ref Cert Level: votre niveau de certification ref si vous êtes certifié
  • Endorsement(s): vous saurez quand remplir ceci
  • NSO Cert Level: votre niveau de certification NSO si vous êtes certifié
  • Endorsement(s): vous saurez quand remplir ceci

Note: « Endorsement »:  ce sont des approbations de certification: des récompenses supplémentaires visant à reconnaître les différents types de postes qu’un officuel peut effectuer. Une approbation de certification est conçue pour reconnaître et récompenser les officiels qui excellent dans des positions spécifiques.

Les officiels peuvent demander des approbations de certification une fois qu’ils ont atteint le niveau 2 de certification.

2. Editer la photo

Capture d’écran 2015-07-21 à 12.23.09Pour insérer une photo, il faudra au préalable utiliser un éditeur d’image pour faire en sorte que votre photo ait le format idéal. Idéalement, 160 pixels de large sur 135 pixels de haut, mais pas plus sous peine d’avoir un faciès déformé (Perso elle fait 135*135).

Pour ce faire, cliquer sur l’image, une flèche apparaît. Cliquez dessus, puis sur « Replace image ». Uploadez votre photo, redimensionnez-la au besoin en utilisant la touche « shift » avec la souris.

3. Clinics.

  • Case « REF or NSO »: indiquez ici si vous avez suivi une clinic NSO ou ref
  • Case « Location »: indiquez la ville et le pays
  • Case « Year »: Indiquez l’année.
    Capture d’écran 2015-07-21 à 12.13.41

Onglet « Game History »

Le coeurrrr du cv. Ici, vous pouvez ajouter tous vos matchs WFTDA, MRDA et Coed, et également tous les matchs ou scrimmages interligues adultes qui se déroulent strictement selon les normes wftda, dans une structure de jeu formelle (c’est-à-dire en véritable condition de match/publics). N’insérez pas les scrimmages d’entraînement interligues (et donc, évidemment pas non plus les scrimmages intraligues): la plupart du temps, ils ne se déroulent pas dans de vraies conditions (timeouts plus longs,interruptions de coaches, postes de refs non fixes, pas de corde, etc).

Tout ce que vous y répertoriez sera automatiquement calculé dans le second onglet, vous ne devez donc pas modifier les chiffres du second onglet. Petite astuce: dans les coins des en-têtes, il y a des triangles, mettez votre souris dessus, des instructions s’afficheront alors.

Les matches doivent être répertoriés dans le sens antichronologique, comme pour un cv normal. Si vous avez tout inséré dans le mauvais sens, retriez les colonnes (si c’est le cas, faites-le plutôt en copiant-collant les données dans un programme externe ou dans une autre feuille, sous peine de tout mélanger en cas d’erreur – non ce n’est pas du vécu, je suis juste prévoyante :p ).

Pour ajouter un match au-dessus des autres, vous pouvez soit décider de retrier le tout une fois que vous l’avez ajouté, soit procéder comme ceci:

Capture d’écran 2014-05-20 à 00.17.55Faites un clic droit sur la première case du match le plus récent (le chiffre de la ligne, logiquement le 4); dans le menu qui apparait, cliquez sur « insert 1 above ».

Date:

L’exemple du document original inclut un petit « datepicker » assez pratique. Personnellement je l’ai copié-collé dans toutes les cases afin de conserver cet outil ainsi que le format de date originel (Pour rappel, mois et jours sont inversés en anglais, ça évite d’avoir à se prendre la tête). Exemple: 2015-07-19 (Année – mois – jour)

Tournament name:

Si le match répertorié fait partie d’un tournoi, insérez le nom du tournoi, sinon ne mettez rien.

Location

Lieu du match

  • Europe: nom de la salle, ville, pays.
  • USA: nom de la salle, ville, état/province

Leagues and teams

Host league: ligue qui héberge le match/tournoi. Insérez le nom complet de la ligue.

Home team/higher seed: notez l’équipe qui reçoit ou, si les deux équipes se rencontrent en terrain neutre, l’équipe la mieux classée. Insérez les noms complets des ligues et équipes. Exemple: ligue: Gent Go-Go Girls, équipe: Cuberdonnas (B-team), ou, si l’équipe n’a pas de nom (ou si vous ne le connaissez pas),  Gent Go-Go Girls, B-team. Si vous êtes THR / THNSO, laissez cette case vide.

Visiting team/lower seed: notez l’équipe en visite ou, si les deux équipes se rencontrent en terrain neutre, l’équipe la moins bien classée. Insérez les noms complets des ligues et équipes. Exemple: ligue: Gent Go-Go Girls, équipe: Cuberdonnas (B-team), ou, si l’équipe n’a pas de nom (ou si vous ne le connaissez pas),  Gent Go-Go Girls, B-team. Si vous êtes THR / THNSO, laissez cette case vide.

Note: « seed » (genre de numéro de classement): au moins le « seed » est élevé en terme de chiffres (1, 2, etc.), au plus l’équipe a de chances de gagner, et vice versa. Par contre, le « higher seed » est l’équipe parmi les deux qui est la plus au top du classement, et donc a le chiffre le plus petit. Tarabiscoté, mais c’est comme ça, retenez donc « higher seed » par « meilleure équipe des deux » :p

Capture d’écran 2015-07-21 à 12.29.09

Assoc

Indiquez ici s’il s’agit d’un match masculin (MRDA) ou féminin (WFTDA). S’il s’agit d’un coed (mixte), vous avez le choix:

  • Soit vous indiquez « MRDA » et « reg » dans la cellule de droite à côté
  • Soit vous indiquez « WFTDA » et « other » dans la cellule de droite à côté

Type

5 types de match sont possibles:

Champs:  vous saurez quand vous devrez indiquer ceci (Championnats WFTDA / MRDA) 🙂

Playoff: idem (Playoffs WFTDA / MRDA) 🙂

Sanc: il s’agit des matchs « sanctionnés »: matchs joués entre les équipes A de deux ligues WFTDA full member ou MRDA, selon les règles strictes WFTDA / MRDA, et comptant pour le classement WFTDA ou MRDA. Vous devriez normalement être avertis de l’aspect sanctionné ou pas.

Reg: il s’agit des matches « régulés »: matchs joués entre les équipes (A, B, C, travel, peu importe…) de deux ligues WFTDA (full member ou apprentice) ou deux équipes masculines (qu’elles soient MRDA ou non), selon les règles strictes WFTDA / MRDA (d’où le terme « regulated »), et ne comptant pas pour le classement. S’il s’agit d’un Coed, vous pouvez indiquer « Reg » si vous avez indiqué « MRDA » dans la cellule précédente à gauche.

Other: tous les autres matchs joués selon les règles strictes WFTDA / MRDA et dans une structure de jeu WFTDA / MRDA. S’il s’agit d’un Coed, vous pouvez indiquer « Other » si vous avez indiqué « WFTDA » dans la cellule précédente à gauche.

Position

Notez ici l’abréviation exacte du poste (HR, IPR, LT…) que vous avez occupé dans la rangée du match correspondant (un seul poste par case).

Vous pouvez retrouver  la liste des abréviations des postes dans l’onglet des instructions.

Si vous avez été THR ou THNSO, ne remplissez qu’une seule ligne pour tout le tournoi.  Notez le nombre de matchs, ainsi que le type dans la colonne des notes (Exemple: 9 Sanctioned and 5 Regulation over 2 days)

Attention: il n’existe actuellement pas d’abréviation pour les officiels chargé des stats. Les instructions pour ceux-ci sont donc: laisser vide la colonne ‘I’ où vous auriez normalement dû écrire votre poste, puis ajouter « Stats Entry » dans la section des notes (colonne « N »)

Capture d’écran 2015-07-21 à 12.42.06

HO 2nd Position (if applicable)

Si vous avez indiqué « HR », « HNSO », « CHR » ou CHNSO » dans la colonne précédente et que vous avez occupé un poste actif sur le match, indiquez-le ici.

Si vous avez été THR / THNSO et que vous avez occupé un ou plusieurs postes actifs, remplissez une seule ligne pour « THR / THNSO » et ajoutez d’autres lignes pour les postes occupés sans ajouter « THR / THNSO » (Indiquez dans « Notes » – colonne N – que vous avez été THR / THNSO). Ceci est pour éviter que les stats ne soient faussées.

Positional Software Operator?

Indiquer « Y » si un software reconnu par la WFTDA ou la MRDA a été utilisé (Rinxter par exemple)

Head referee/Witness

Notez le nom du Head Referee / Head NSO. Pour les tournois, notez le nom du Tournament Head Referee / Tournament Head NSO, et indiquez le nom de votre CHR / CHNSO dans la colonne N « Notes ».

Si vous avez été vous-même CHR/CHNSO, notez le nom d’un témoin: ça peut être soit le nom du représentant WFTDA de la ligue hôte, soit le nom du capitaine de l’une des équipes.

Si vous avez été THR, remplissez une seule ligne pour tout le tournoi, et notez le nombre de matchs, ainsi que le type dans la colonne des notes (Exemple: 9 Sanctioned and 5 Regulation over 2 days)

Head NSO/Witness

Notez le nom du Head NSO. Pour les tournois, notez le nom du Tournament Head NSO. S’il n’y a pas de HNSO (ça arrive rarement, mais ça arrive parfois), demandez au Head Referee quel nom vous devez insérer. Si vous avez été vous-même Head NSO, notez le nom d’un témoin: ça peut être soit le nom du représentant WFTDA de la ligue hôte, soit le nom du capitaine de l’une des équipes.

Si vous avez été CHNSO et que vous étiez à un poste particulier au cours d’un match, notez le poste dans la colonne des notes.

Si vous avez été THNSO, remplissez une seule ligne pour tout le tournoi, et notez le nombre de matchs, ainsi que le type dans la colonne des notes (Exemple: 9 Sanctioned and 5 Regulation over 2 days)

Notes

Notez ici tout commentaire éventuel (exemple: 2×20 minutes periods, 1/2 length bout for double elimination tournament, le nom du CHR / CHNSO, etc.)

Onglet « Other history »

Sous cet onglet, vous pouvez regrouper les matchs qui ne sont pas joués selon les règles WFTDA: Banked Track, USARS, Junior, Sur5al… Il se remplit exactement de la même manière que l’onglet « Game history ». Dans mon cv, j’ai ajouté une colonne « notes » pour spécifier la catégorie (ça peut être Men’s Roller Derby, MRDA, Juniors, Sur5al, USARS, etc).

Si vous avez peu d’expérience, les scrimmages d’entraînement les plus sérieux, qui ne rentrent pas dans l’onglet Game History peuvent avoir leur place ici s’ils sont représentatifs d’un vrai travail. Par exemple, un scrimmage intraligue avec un cadre de match normal, sur un track aux dimensions normales — peut-être sans corde, avec des temps raisonnables, peut entrer ici, pour que vous puissiez garder une trace de vos entraînements. Cinq jams de fin d’entraînement ne sauront, eux, trouver leur place ici.

Note: Si vous êtes THR ou THNSO, vous ne pouvez remplir qu’une seule ligne pour tout le tournoi comme pour l’onglet WFTDA history.

Pour finir, n’essayez pas de gonfler votre CV ou de le « sur-remplir » avec des faux matches ou que sais-je: ça se détecte très vite et ça fait très mauvaise impression 🙂


Légendes urbaines et autres mythes durables (Par Lucas, referee à Nancy)

Lucas, arbitre à Nancy, a écrit un petit post dans un groupe d’officiels sur Facebook que je pense vraiment essentiel de répandre (avec son accord). Le voici:

« Comme j’ai l’impression de croiser certaines erreurs assez fréquemment, j’ai décidé de les mettre ici, en me disant que cela pourrait être utile. Ca va de important, à peu crucial, mais permettent d’avoir l’air plus pro.

1) Pour qu’un dépassement soit légal (compte un point lors d’un passage marquant), le Jammer doit être dans les limites de la piste, debout (*). La personne dépassée n’a PAS besoin d’être debout, ou dans les limites de la piste. Si un patineur est bloqué en dehors des limites de la piste, il ne constitue PAS un Not-On-The-Track Point, le Jammer marquera son point au moment où il le dépasse physiquement. La liste des cas de figure où un patineur est un NOTT est détaillée à la règle 7.2.1.1. Cela inclut principalement les patineurs qui sont en prison, en route vers la prison, ou en train de revenir de prison.
(*) Si le Jammer est au sol dans les limites de la piste, et que des patineurs reculent derrière lui, c’est un dépassement légal.

2) Un Blocker qui, après avoir été averti qu’il était OOP, continue à rester devant le Jammer adverse en faisant du blocage positionnel, sans le faire tomber ou le sortir, ne commet pas un « Out of Play Block ». Il commet un « Failure to Return ». En effet, l’annonce « OOP Block » correspond aux règles 5.10.16 et 5.10.17, qui nécessitent un impact (chute, sortie, changement de position relative).

3) Les expressions suivantes ne sont pas des signaux verbaux (verbal cues) :
« Multi-Player », « Blocking Out of Play », Blocking Out of bounds ».
Les expressions suivantes sont des signaux verbaux :
« Multi-player Block », « Out of Bounds Block”, « Out of Play Block »

4) Un contact après le 4e coup de sifflet n’est pas automatiquement une faute. Ce sera une faute si le patineur bloqué est déséquilibré significativement, ou fortement décalé suite à ce contact. Il faut également être sûr que le patineur pénalisé soit initiateur du blocage (ou d’un contre-blocage). Pour ce qui se passe avant le début du Jam, en plus de ces critères, je vous renvoie à http://wftda.com/rules/qa/blocking-before-the-whistle
(et c’est maintenant une misconduct, pas un illegal engaging).

5) L’Equipment Violation ne s’applique que pendant un Jam, aux patineurs participant à ce Jam (y compris en prison). Cela ne s’applique pas entre les Jams, ou aux patineurs ne participant pas au Jam.

6) L’obligation d’aller en prison dans le sens antihoraire ne s’applique que pendant les Jams. Les patineurs peuvent aller en prison dans le sens de leur choix entre les Jams.

7) Cutting : « rentrer un seul pied dans les limites de la piste » peut constituer un Cutting. L’exception ne s’applique que pour un patineur qui rentre a) brièvement, b) sur un pied, c) en essayant de rester dehors, et d) de manière non intentionnelle. »


L’alternate referee

L’alternate referee, ou arbitre réserve, est un poste qui tend à fleurir lors des matches et tournois de roller derby. C’est un poste optionnel étant donné que le nombre de referees minimum requis est de trois. Néanmoins, il est parfois rassurant de savoir que l’équipe ne sera pas tronquée lors d’un souci d’équipement d’arbitre ou en cas de blessure.

Ce poste n’est pas synonyme d’inactivité, que du contraire: l’alternate se tiendra prêt à tout remplacement éventuel en tenue quasiment complète et en prenant soin de couvrir ses rayures. Assis généralement non loin de la Penalty Box, il observera le match, fournira éventuellement divers renseignements à l’annonceur sur les official reviews et l’aiguillera s’il annonce quelque chose d’incorrect ou de déplacé.

Il participera donc à chaque official review ainsi qu’aux Official timeouts, aura un oeil constant sur son head referee, prendra éventuellement des notes, remplira les fiches du stats book sur le sujet, et donnera du feed back durant les timeouts si le Head Referee le souhaite.

Eventuellement également, il pourra seconder les NSOs de la Penalty Box si ceux-ci ont des doutes sur une pénalité inhérente à la box.

Enfin, en checkant régulièrement l’inside whiteboard, il accompagnera les joueurs expulsés vers les vestiaires et les joueurs en foul out hors du track (Parfois même, il sera chargé par le Head Referee de gérer complètement les foul-outs et éventuelles substitutions).


Le cutting: clarifications

Lors d’un cutting, on traite différemment les Bloqueurs initiateurs dépassés des autres Bloqueurs dépassés. Pour une meilleure compréhension, rappelez-vous d’abord ce qu’est un No Pass/No Penalty.

*Notes importantes:

  • j’utilise juste le terme « tomber » ou « à terre », sans toutes les autres procédures de type « sortir de la Zone d’engagement, sortir des limites » etc. pour raccourcir et plus de clarté, mais bien entendu les règles habituelles s’appliquent
  • De même, je parle de Jammer, mais pour rappel, les règles de cutting s’appliquent aussi aux Bloqueurs

you_shall_not_passPour résumer, il n’y a que sur le Bloqueur initiateur que s’applique le NP/NP si celui-ci tombe* à tout moment. Pour les autres qui ne sont pas directement impliqués dans l’action, c’est le cutting habituel qui compte; il y aura NP/NP si ceux-ci tombent*, et les termes suivants sont importants, au moment du où le Jammer sort et au moment ou le Jammer rentre. On parle de position supérieure établie (Je vous conseille vivement à ce sujet de vous référer au glossaire des règles): le Jammer doit rentrer derrière tout joueur non initiateur qui a et conserve une position supérieure établie par rapport au Jammer au moment où il est sorti de la piste.

Considérant qu’un Jammer est mis hors limite par un blocage légal, voici plus ou moins tous les cas de figure possibles:

Initiateur

– Si l’initiateur pas encore dépassé tombe* à n’importe quel moment après la sortie du Jammer, peu importe s’il se relève avant d’avoir été dépassé ou pas, pas cutting (NP/NP)

Autres Bloqueurs

– Si un autre Bloqueur debout et dans les limites de la piste, pas encore dépassé, est à terre* au moment où le Jammer rentre, pas cutting (NP/NP)

– Si un autre Bloqueur debout et dans les limites de la piste, pas encore dépassé, tombe*, puis se relève avant que le Jammer ne rentre, et que le Jammer rentre, cutting

– Si un autre Bloqueur était à terre* quand le Jammer est sorti, se relève, et que le Jammer rentre après qu’il s’est relevé, pas cutting (Le bloqueur avait une position inférieure au Jammer quand celui-ci est sorti)

Pourquoi si compliqué? A mon sens, pour plus de simplicité pour le Jammer Ref: en effet, cela lui permet de garder le focus sur son Jammer et son environnement direct (en cas de call-off, il doit pouvoir réagir immédiatement), histoire de lui éviter d’avoir à regarder tous les autres Bloqueurs en même temps pour voir s’ils tombent* ou pas.

Clarification: http://wftda.com/rules/qa/cutting-a-noninitiator


Le score, ou comment se prendre la tête en comptant les points

Si vous n’avez jamais lu les règles, ou très peu, vous vous direz probablement que, pour compter les points d’une équipe, il faut simplement compter le nombre de joueurs adverses dépassées par tour, soit 4, ou 5 points par tour, selon que le jammer adverse ait été dépassé ou pas. Eh bien sachez que vous avez tout faux.

Pour rappel, un « scoring pass » commence au deuxième tour du jammer (le premier tour servant uniquement à déterminer qui sera lead jammer – néanmoins il peut parfois amener un point unique, ceci sera expliqué plus bas).

Chaque scoring pass commence quand le jammer sort à l’avant de la zone d’engagement (zone située depuis six mètres derrière le pack jusque six mètres devant le pack), et se termine quand le scoring pass suivant débute, bien entendu.

Si un jammer se retrouve en prison dans un jam et revient sur la piste dans le même jam, il reprendra là où il en était : par exemple, s’il avait dépassé deux bloqueurs, il devra encore dépasser les deux autres pour marquer 4 points. S’il était en initial pass, il continuera son initial pass (mais ne sera bien entendu pas lead puisqu’il a eu une pénalité -sauf s’il a débuté le jam en prison bien entendu).

1. Les points attribués

Un Jammer peut marquer un point par adversaire dépassé. Il marque ce point au moment où ses hanches dépassent les hanches de l’adversaire. Le Jammer doit être sur le track pour marquer des points, et l’adversaire peut être sur le track ou hors du track au moment du dépassement. Les points peuvent être marqués jusqu’à la fin des quatre premiers coups de sifflet.

Ghost points

Les points « Not On The Track » sont les points attribués pour chaque joueur adverse qui n’est pas présent sur la piste. Ils sont attribués dès qu’il marque un point légalement, en dépassant un adversaire en étant debout et dans les limites ; le jammer ref doit donc prendre soin de vérifier la penalty box avant chaque entrée dans le pack, et compter le nombre de blockers présent dans le pack à ce moment. Les ghost points incluent :

  • les adversaires en penalty box (jammer inclus)
  • les adversaires (jammer inclus) revenant de la penalty box *derrière* le jammer (7.2.1.1.5)
  • les adversaires (jammer inclus) qui ne se sont pas mis en ligne
  • les adversaires (jammer inclus) qui se sont retirés du jeu pour une raison ou l’autre
  • Scénario: un jammer entre en penalty box, et un ou des adversaires (jammer adverse inclus) sur lesquels aucun point n’a été marqué entrent en penalty box juste après: si le jammer retourne légalement sur le track avant la fin du jam, il recevra automatiquement ces points dès son retour sur le track; par contre s’il revient illégalement sur le track (c’est-à-dire devant un joueur de sa propre équipe => no pass no penalty), ils seront attribués dès que le Jammer dépasse le blocker le plus en arrière du pack.

Points hors-jeu

– Si des blockers sont à l’avant de la zone d’engagement: le jammer obtiendra ces points s’il a déjà marqué un point, et si ses adversaires sont toujours hors de la Z.E quand il dépasse le joueur en jeu le plus en avant (en jeu = dans la zone d’engagement). Si le jam se termine avant que le jammer ne soit sorti et que ces blockers sont toujours hors jeu, ces points seront attribués également si le jammer est dans le pack (7.2.4 / 7.2.4.1); dans ce cas précis, il n’aura pas besoin d’avoir déjà marqué un point.

– Si des blockers sont à l’arrière de la zone d’engagement: points attribués comme pour n’importe quel dépassement (il faut donc que le jammer les dépasse pour marquer un point sur eux).

– Si des blockers adverses reviennent de la penalty box hors de la zone d’engagement et que le jammer les dépasse, le jammer obtiendra des points sur ceux-ci (6.2.7.3)

– Si le Jammer revient de Penalty Box et que des Blockers sont derrière lui, hors de la Zone d’engagement, il obtiendra directement des points sur eux en rentrant sur la piste.

Dépasser en sautant

Exemple: un jammer saute pour dépasser un adversaire. Il atterrit sur son pied droit dans les limites, puis pose son pied gauche en-dehors, et rentre ensuite complètement sur la piste.  Etant donné que le contact initial de l’atterrissage s’est passé dans les limites, il obtiendra le point. Par contre, il recevra une pénalité de cutting.

Par contre, s’il tombe directement, ou si une seule partie de son corps est en dehors des limites lors du contact initial avec le sol, il ne marquera pas de point.

Note : si un jammeur est envoyé en prison

– Son Jammer Ref ne donne pas immédiatement les points marqués au scorekeeper, il attendra la fin du jam pour les donner, ou le retour du jammer sur le track qui sera alors en possibilité de finir totalement son scoring pass.

– Le Jammer Ref devra se souvenir des numéros des joueuses dépassées juste avant l’envoi en prison. Si le jammer ressort de prison avant la fin du jam et redépasse un joueur sur lequel il avait déjà scoré avant de partir en prison, il n’y aura pas de point marqué (le jammer revient sur le track avec exactement la même situation qu’avant son passage en prison). Lorsque le Jammer revient sur le track, les points ne seront donnés que quand il aura fini le scoring pass dans lequel il était quand il a été envoyé en penalty box.

– Les points du jammer cessent d’être marqués dès qu’il commet une pénalité, en revanche il n’est considéré hors jeu que lorsqu’il a quitté les limites de la piste pour aller en prison (il est donc possible qu’entre sa pénalité et sa sortie de piste le jammer commette encore une faute).

2. Les points non-attribués et les No Pass/No Penalty

Première chose, il ne s’agit pas d’un simple dépassement : l’arbitre doit vérifier que le dépassement ait été effectué au niveau des hanches, un simple pied devant ne suffit pas.

Dépassement avec pénalité

Si, en tant que jammer, vous commettez une pénalité juste avant ou lorsque vos hanches dépassent les hanches d’un adversaire, vous n’obtiendrez pas de point, et irez en penalty box (Excepté pour un type de cutting particulier, dont je parlerai plus tard)

Dépassement en étant à l’extérieur des limites

Si vous êtes un jammer poussé à l’extérieur de la piste et que votre adversaire tombe ou se retrouve aussi à l’extérieur de la piste, vous pouvez le dépasser en étant hors des limites: vous n’aurez pas de pénalité de cutting, mais vous n’obtiendrez pas de point. Vous pouvez également décider de revenir sur la piste puis seulement le redépasser pour obtenir un point. C’est ce qu’on appelle un No pass No penalty.

Dépassement en étant à terre

Si, par exemple, vous dépassez un adversaire en glissant sur les genoux, vous ne scorerez pas.

Dépasser en sautant

Un jammer saute pour dépasser un adversaire. S’il atterrit en tombant, il ne marquera pas de point. Petite subtilité importante: s’il pose un pied en piste puis tombe, il marque quand même les points!

3. Les points supplémentaires

Jammer lap point

Un « jammer lap point » est attribué lorsqu’un jammer prend un tour d’avance sur l’autre jammer. Exemple : un jammer est coincé dans le pack pendant que l’autre effectue un tour et le dépasse. Un seul point sera attribué en règle générale.

Petite note 2015: imaginons ce scénario:

  • Jammer A marque un Jammer Lap Point sur Jammer B
  • Jammer B est envoyée en prison
  • Jammer A dépasse une blocker opposante
    • Jammer A marque le Jammer Lap Point ET le point de Penalty Box de la Jammer ?
    • Non, maintenant officiellement, à cause de cette nouvelle règle

=> Les Jammer Lap Point et Not on The Track point sont mutuellement exclusifs

Jammer lap point lors de l’initial pass

Imaginons un jammer A dans le pack au premier tour, un jammer B pas encore dans le pack ; le jammer B, pour une raison ou l’autre, se fait prendre un tour d’avance par le pack et le jammer A (exemple: « Eat the baby »). Non seulement le jammer B sera à l’initial pass moins 1 tour, mais en plus, le jammer A recevra un point pour le tour d’avance.

Double Jammer lap point: double dépassement de l’autre jammer

Ceci est un cas un peu particulier : imaginons deux jammers tout juste sortis de la zone d’engagement, donc après leur initial pass: ils sont en scoring pass. Jammer A quitte le pack, l’autre Jammer est ravalé dedans. Jammer A arrive dans le pack; les deux Jammers passent le pack et sortent de la zone d’engagement (ils sont donc dans un nouveau scoring pass). Jammer A bloque alors Jammer B, le dépasse, et reçoit un Jammer lap point pour cela. Le jammer B est alors à nouveau ravalé par le pack (comme dans le point précédent) et y reste coincé, tandis que le jammer A refait un tour et le redépasse alors qu’il est encore coincé dans le pack (Jammer A est donc toujours dans le même scoring pass que lors du Jammer lap point précédent). Il marquera 6 points sur ce scoring pass.

Double Jammer lap point: autre situation (exceptionnel)

Il pourrait arriver une situation exceptionnelle où un jammer peut collecter deux Jammer lap points sur le même scoring pass: le jammer adverse tombe, tandis que le pack et l’autre jammer coincé dans le pack dépassent le jammer tombé deux fois, ce qui donnera deux jammer lap points au bénéfice du jammer coincé dans le pack.

4. Les oublis du jammer ref

Ben oui, parfois il arrive qu’un jammer ref se rende compte un peu tard qu’il a oublié un point au jam précédent, donc il le « rembourse » au jam suivant.

Compter les points est bien plus complexe qu’il n’y paraît, parce qu’en plus de devoir compter, le jammer ref doit aussi vérifier et signaler les pénalités de son jammer, et écouter les communications de ses collègues (Quel blocker est dans le pack ou pas, y a-t-il un jammer lap point, ce blocker vient-il de recevoir une pénalité, ce bloqueur est revenu de prison, il a donc déjà été compté, etc.). Ajoutez à ça le stress de la responsabilité parfois énorme de la victoire d’une équipe pour quelques points d’écart…

Schémas (pour y voir plus clair)

Merci à Adam Smasher pour ces infographies!

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La position établie: tentatives de clarification

Une théorie (que j’ai également relayée sur ce blog à une époque) circule sur l’impact  des positions et trajectoires établies ou temporaires dans l’appel de pénalités. Voici quelques clarifications.

En gros, selon celle-ci, définir qui a initié le contact fonctionne selon 4 points hiérarchiques:

1) Position établie

2) Trajectoire établie

3) Position temporaire

4) Trajectoire temporaire

Le terme « position établie » n’a ici rien à voir avec le terme utilisé dans les règles WFTDA. Dans cet article, il y a un aspect temporaire aux concepts de « établi » et « temporaire »: le temps passé à cette position sur le track, ou le temps passé en train de suivre une trajectoire compte. Il y a aussi une implication de mouvement. Une position est statique dans le contexte du pack et de la position relative, la trajectoire implique un mouvement sur un chemin bien défini.

back blockLa liste de cette théorie est hiérarchique par nature (Les numéros ne sont pas là par convenance!). Si on commence au top de la liste avec le 1 et qu’on descend dans la liste, on développe une manière de jauger l’initiation d’un contact. Par exemple, si un jammer a une trajectoire établie (2) à travers le pack, et qu’un blocker adverse qui, jusque là, bougeait parallèlement, bouge soudainement vers le chemin du jammer, ce blocker a utilisé une trajectoire temporaire (4) pour intercepter la trajectoire temporaire du jammer (2). Puisqu’une trajectoire établie est plus haute dans la liste qu’une trajectoire temporaire, le jammer a une suprématie de position/trajectoire, et le blocker est considéré comme l’initiateur du contact (Le blocker a bougé vers le chemin du jammer). Résultat de cette théorie: le blocker est responsable de la légalité de tout contact qui peut arriver.

Ayant participé à un bootcamp, nous avons évoqué ce point, et le ref-coach WFTDA nous a répondu que cette théorie n’était pas valable, ce qui a déstabilisé pas mal de referees.

Je lui ai donc réécrit par la suite, en mentionnant deux liens zebrahuddle (ici et ici), et en donnant cet exemple :

« Imaginons un jammer arrivant vers un blocker. Le blocker tourne soudainement son dos vers le jammer, obligeant par là le blocker à impacter son dos et à faire tomber le blocker. »

Il a donc questionné d’autres referees WFTDA, voici leur réponse :

« Le fait seul de se retourner n’est pas une initiation de contact en soi, mais cela peut être considéré comme un contre-blocage, dans le cas où cela inclut l’initiation d’un contact ».

Dans le flou absolu, et pour tenter d’obtenir une réponse un peu plus satisfaisante, aux grands maux les grands chevaux, j’ai finalement écrit à la WFTDA, voici son analyse :

« Le Comité des règles a discuté de la meilleure façon de répondre à votre question, et s’est exprimé avec les Officiating Clinics sur la façon dont ils apprennent aux referees à analyser ce type de cas. Voici ce que les Clinics ont envoyé: 

Ce qui est enseigné dans les clinics:

La position établie inclut à la fois l’endroit où vous êtes sur le track et comment vous êtes « positionné » dans la relation avec l’initiation. Ainsi, si quelqu’un vient vers mon dos, et que je bouge clairement mon dos vers lui (dans un Johnny Crash, par exemple), je suis l’initiateur du contact. C’est plus une question de ‘qui est responsable’ que de ‘quelle est ma position établie’.

Pourquoi?

La réponse des Clinics est ‘nous ne pouvons pas répondre à cela, car cela n’est pas clairement énoncé dans les règles. Dès lors, utilisez votre jugement pour déterminer qui est l’initiateur’.

C’est un peu une non-réponse. Je pense que nous pouvons tous convenir que si je viens vers votre dos et que vous me faites un Johnny Crash, vous avez initié ce contact. Je ne pense pas que ce soit très différent si vous présentez votre dos à la dernière minute pour obtenir un back block. Ainsi, je considère que la personne qui présente son dos comme l’initiateur dans ce cas présent, si cela est fait à la dernière minute. Si je me place de manière établie en vous imposant mon dos, et que vous entrez en contact avec celui-ci, je considère cela comme un back block. Cependant, puisque les règles n’ont jamais publié de déclaration à cet effet, les clinics traitent peu du sujet.

Donc, cela revient basiquement à savoir qui a initié le contact. »

Personnellement, je ne retiendrai donc que la dernière phrase et je ne m’emmêlerai plus les pinceaux avec des théories ne faisant pas partie des règles officielles, puisque même si pas totalement fausse, elle peut altérer un jugement correct. Chaque blocage est à analyser au cas par cas, l’essentiel restant de savoir qui a initié le contact, s’il y a eu faute, et quelle en est la conséquence.

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